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Jean-Luc Van Den Heede veut « sauver son âme »

Actuel leader de la Golden Globe Race devant Mark Slats, son dauphin depuis déjà plusieurs semaines, Jean-Luc Van Den heede a été victime d’une avarie sur son mât le 6 novembre dernier dans le Pacifique après avoir chaviré. Après avoir envisagé une escale au Chili pour réparer son mât, notre ambassadeur NV a décidé avec le flegme et la persévérance qui le caractérisent de poursuivre sa route vers les Sables d’Olonne, pour « sauver son âme », dixit.

Son mât est fendu sur plus de 5 cm au niveau des bas-haubans, qu’importe. Ce n’est pas ce qui arrêtera Jean-Luc Van Den Heede. À la surprise générale et après avoir annoncé dans un premier temps à l’organisation son intention de rejoindre les côtes chiliennes pour réparer, VDH a finalement décidé de continuer sans escale pour tenter de rejoindre Les Sables d’Olonne et inscrire son nom au tableau d’arrivée de la Golden Globe Race 2018. Un arrêt à Valparaiso l’aurait en effet contraint à une rétrogradation dans la catégorie inférieure des Chichester, incluant les skipper ayant fait escale.

Malgré un mât fortement endommagé et une pénalité de 18 heures reçue pour avoir utilisé son téléphone satellite pour appeler sa femme après s’être couché dans les eaux du Pacifique. Les chances de victoire finale de Jean-Luc sont fortement réduites. C’est en étant conscient de cela que  Jean-Luc Van Den Heede, paraphrasant son aîné Bernard Moitessier, souhaite malgré tout « sauver son âme ».

À 73 ans, Jean-Luc Van Den Heede prouve une fois encore tout le courage et l’assurance dont il fait preuve et montre un bel exemple de sportivité et de résilience.

Nous sommes fiers de te compter parmi nos ambassadeurs Jean-Luc.
Retrouvez son dernier message du 8/11/2018
"Bonjour à tous,
J'ai largement eu le temps de réfléchir à ma situation pendant ces quatre jours de tempête en fuite en cape sèche (220 miles perdus vers le Nord). La tenue de mon mât est aujourd'hui extrêmement précaire suite à mon chavirage. Si je m'arrête faire une réparation, elle ne sera que provisoire. Pour que Matmut continue à naviguer, il faudra à plus ou moins long terme changer pour un nouveau mât neuf.
J'ai donc décidé "pour sauver mon âme" (dixit Moitessier) de continuer ma route sans escale et de mettre le cap sur Les Sables-d'Olonne.
Dès que la mer le permettra, je monterai dans le mât afin de le sécuriser le mieux possible avec les moyens du bord. Si je démâte, j'ai comme tous les concurrents un gréement de fortune qui me permettra de rejoindre un port en toute autonomie. Je ne suis plus en mode course, mais en mode convoyage en sécurité. Ce n'est pas la première fois que je tenterai de ramener à bon port un bateau blessé. Et si par miracle j'arrive aux Sables, peu m'importe le classement, tout au moins j'aurai essayé. Je croise les doigts et remercie tous ceux qui m'aident dans cette aventure.
Le message a été transmis grâce au réseau des radioamateurs et du "Collectif Terre et Mer" qui est notre seul moyen de communiquer avec la terre et qui fournit à tous les concurrents les situations météo. Je les en remercie chaleureusement.
Bonne journée"
JL VDH
40 ans d'Expérience
1er Pionnier & Concepteur
Capote et Bimini
100 % Fabrication
française
500 Nouveautés par an
6500 Références