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Quand on patiente en Bretagne, même en hiver…

Mars 2021


Bonjour lectrices et lecteurs de NVequipment !


L’hiver a été long pour vous, pour nous aussi. Nous avons bien conscience d’avoir choisi notre mode de vie, et d’être privilégiés dans cette période de crise sanitaire, où les rencontres et les voyages se font rares. Nous aussi, nous piaffons de ne pouvoir embrasser ni enfants, ni parents, ni ami.e.s, et surtout de ne pouvoir voguer vers de nouveaux horizons. Mais nous avons cette chance de vivre dans une bulle, au gré des flots, le long de notre longue et belle côte française.  Encore une bonne raison - s’il en fallait ! - pour confirmer le choix de notre mode de vie depuis 2012… bientôt 10 ans. En ce moment, les regards de nos - rares - interlocuteurs brillent encore plus à l’évocation de notre décision de vendre notre maison en 2012, pour pouvoir profiter de notre bateau à 100%. Tant mieux, si nous allumons des mèches vers d’autres rêves, d’autres horizons, d’autres projets. Par ces temps incertains, beaucoup rêvent d’aventures et de nouvelles expériences. Alors nous partageons. Pour vous. 
Lors de notre dernier partage, nous étions en Espagne. Après un bel été passé entre la Vendée, la Charente, et la Bretagne, au gré des travaux sur Cybèle, et quelques navigations en famille. La tempête essuyée dans le charmant port de Castro Urdiales, a eu raison - par notre faute - de notre fidèle annexe. Nous avons découvert une magnifique côte nord espagnole. À visiter au gré de ses mouillages forains, les tarifs des ports étant prohibitifs.

Mais pour cela, l’annexe est indispensable. Sans elle, nous avons donc décidé de prendre la nouvelle fenêtre météo qui s’ouvrait pour remonter à nouveau et rapidement vers La Rochelle, dont nous étions à moins de 36 h de navigation. 
Deux semaines, le temps de revoir nos enfants et petits-enfants et d’y recevoir une nouvelle annexe, qui ô bonheur ne pèse que 18 kgs, contre les plus de 50 de la précédente !!! De quoi nous remettre du baume au coeur. 
Mi-octobre, voilà une belle série de vents de Sud. C’est le moment de se laisser pousser vers la Bretagne, où nous attendent d’autres petits-enfants. 3 jours de belle navigation, entrecoupés de mouillages à Yeu et dans le fond du port de Sauzon à Belle-Ile. Hop, Hop et nous voilà à Port La Forêt. La réalité nous y rattrape. Le virus s’y manifeste activement, et d’isolement en confinement nous verrons à peine enfants et amis. Avec une vie sociale au ralenti, nous avons au moins bien profité du magnifique environnement de ce port dans le rayon du km imposé. 
Après les fêtes toujours au strict minimum, et 2 mois d’immobilité, nous avons répondu à l’appel de la mer. Le beau temps des derniers jours de l’année nous a incité à passer une 1ère nuit dans l’archipel des Glénan. 30 décembre. Nous y étions SEULS. Et pourtant une belle lumière, une météo favorable. Le 31 nous avons continué jusqu’à Groix. Port Tudy était bien rempli ce soir de réveillon. Pas de place au ponton pour notre Cybèle. Nous avons fait le saut vers 2021 sur une bouée, sans mettre pied à terre. Et le 1er janvier, arrivée à Port Louis, derrière la citadelle qui garde fidèlement l’entrée de la rade de Lorient. 
Son coeur de ville et ses sympathiques commerces ont agrémenté notre séjour, qui nous a permis de retrouver - hélas toujours trop ponctuellement - d’autres enfants et petits-enfants. Et oui, nous avons une très grande famille ! 6 enfants, et 11 petits-enfants, de Brest à Toulouse. Plus nos parents, dans 2 autres villes encore en Bretagne. 
Janvier a été long cette année. Habitués, non seulement aux navigations et aux nouveaux horizons, nous adorons aussi faire régulièrement des incursions dans les pays que nous visitons, et surtout en hiver, accompagner et retrouver NV sur les salons nautiques. Bien entendu cette année, tout a été annulé. Sans voiture, nous sommes des adeptes de la location entre particuliers ou des transports publics. Cette année, nos ardeurs pour aller chercher la neige à la montagne, ont été stoppées net. Pas très envie de prendre le train, pas de voiture équipée neige à louer, et les zones rouges à répétition sur nos objectifs de voyage, nous ont découragés. Mais on espère que notre choix participe à l’effort national, pour revenir plus vite à des temps meilleurs. 


​Heureusement pour effacer cette grisaille et juste pour fêter ma nouvelle dizaine, nous avons eu de la neige en Bretagne !! Un petit air du Nord, pour nous donner le goût de repartir… 

Des rendez-vous à Brest. Les routes maritimes étaient plus sûres que les routes terrestres cette semaine-là. 
Hop, Hop, escale à Ste Marine, sous la neige ! et le sur-lendemain, passage du Raz-de-Sein. Pile poil. Une fenêtre météo favorable, avec des vents de secteur Est, juste assez forts pour nous pousser, pas trop de mer car vent de terre, et surtout une renverse de marée au Raz de Sein à la mi-journée, qui nous a permis d’attraper le courant montant comme sur un tapis roulant, 8 noeuds de vitesse plus 4 noeuds de courant, nous avons filé à 12 noeuds, vers Camaret, où nous sommes arrivés avant le couvre-feu. Eh oui, la navigation est aussi concernée par les règles établies à terre. Nous ne sommes pas limités dans la distance, mais dans le temps par jour. Quant à la vitesse du bateau, pour vous donner une idée de comparaison, nous établissons nos prévisions de trajets à raison d’une moyenne de 5 noeuds, et donc 5 milles nautiques à l’heure. Je vous laisse juger de notre vitesse ce jour-là… 





Pour les lecteurs et lectrices intéressé.e.s, voici un lien vers l’article écrit par mon Capitaine, qui partage son expérience du Raz de Sein.

Avec des informations sur les outils d’informations à notre disposition aujourd’hui pour le passer en toute sécurité. 




N’écoutant que notre besoin de bouger, après 2 semaines à Brest bien remplies par de belles rencontres, nous avons repassé le Raz de Sein vers le Sud. Nous avons refait du cabotage, au gré de nos enfants, le long de la côte Bretonne et Vendéenne, pour arriver à La Rochelle, encore une fois, et y rester jusqu’à fin mars. Ensuite, nous devrions remonter doucement toujours, vers la Bretagne Nord, d’où nous pourrons - peut-être - repartir, lorsque nous serons vaccinés. 
Cette année, nous allons pouvoir réviser notre conditionnel. Comme tout le monde, nous naviguons encore à vue, sans plan fixe. Mais avec espoir, et optimisme. 
Notre optimisme est renforcé par le fait, que nous pouvons quand même recevoir quelques visites à bord, grâce à notre fermeture de cockpit. Autant nous n’accueillons personne dans le carré, pas assez spacieux pour respecter les codes actuels, et donc encore moins d’équipiers pour des navigations de plusieurs jours, autant nous pouvons partager un déjeuner à l’abri, avec 2 autres personnes maxi, dans un espace qui reste aéré. Voici encore une bonne raison de l’adopter. Les premiers jours où le soleil était bien haut, nous l’avions retirée pour profiter d’une navigation au grand air, mais nous avons bien senti la différence des degrés en moins, au matin dans le carré. Elle confirme donc son rôle d’isolant, bien agréable en hiver. Et en à peine 10 mn, elle était de nouveau à poste, avant les premières gouttes ! En bateau, le temps d’escale est bien supérieur au temps de navigation. Le confort à bord a donc toute son importance, pour que ces temps de repos soient profitables à tous. 
Comme toujours vous pouvez toujours suivre notre voyage sur notre blog : Les voyages de Cybèle, ou plus réactif - dans notre groupe éponyme sur Facebook. 
Nous aurons plaisir à vous lire, si vous nous écrivez - voire vous rencontrer, si vous nous retrouvez sur une de nos escales.
Vous pouvez nous trouver grâce à notre AIS sur MarineTraffic.

A bientôt !
Valérie 

Mars 2021
45 ans Séparateur d'Expérience
1er Séparateur Pionnier & Concepteur
Capote et Bimini
100 % Séparateur Fabrication
française
600 Séparateur Nouveautés par an
8000 Séparateur Références
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