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- Cybèle 17 -
L'été de tous les travaux !

Bonjour à toutes et tous ! 

Avec la fin de saison estivale, voici le récit de notre saison 2020. Vous vous en doutez, notre programme de navigation a été chamboulé par notre virus mondial… Plus question de repartir vers le Grand Nord, et découvrir comme nous en avions le projet, l’Islande et le Groenland. Ce n’est que partie remise…
Nous avons navigué en fonction de nos travaux et aménagements à faire, et principalement de la Bretagne à la Charentes, jusqu’à ce que nous craquions… Mais je vous réserve la surprise pour la fin.
Notre dernier article vous racontait notre hiver nomade en Bretagne et le début de notre confinement dans le port d’Ars-en-Ré, sur l’Île de Ré. Nous étions en Charentes, car alors en route pour La Rochelle, où nous avions prévu quelques travaux d’aménagement sur Cybèle…. 
Comme tout le monde nous avons été confinés à bord, avec les mêmes autorisations que vous, mais avec l’interdiction totale de naviguer. Celle-ci était réservée aux professionnels commerce ou pêche, pour préserver les équipes de secours. Nous avons pu profiter du calme des marais autour de nous et du joli village d'Ars-en-Ré.
 
Heureusement, nous avions notre bimini pour nous donner de l’ombre et de la fraîcheur, lorsque les belles températures du printemps montaient un peu, car nous n’avions plus la fraîcheur apportée par la brise.

Pour nous, confinement n’a pas signifié "apéros pontons” puisque nous étions seuls ! Nous avons mis à profit cette vie confinée pour débuter notre programme d’entretien et de travaux. Le gros nettoyage de printemps, les housses des coussins, les rideaux, la couture qui va avec… Pour se dire que les vaigrages en avaient bien besoin aussi, surtout que nous vivons à bord, et cuisinons à bord. Mon arme secrète “La pierre d’Argile” qui a rendu son éclat à notre plafond !



Comme les professionnels pouvaient circuler, nous avons même pu recevoir nos nouveaux matelas, commandés sur le salon du BOOT à Düsseldorf. Quel plaisir ! Bien faits, bien aérés, et confortables. Plus aucune trace d’humidité dessous. Après 10 ans de bons et loyaux services, dont 8 à temps plein, nos matelas d’origine, méritaient bien une bonne retraite, et nos dos, des nuits à l’horizontale ! 

Recyclés, l’un est parti sur un Imoca, et l’autre sous une tente pour hébergement temporaire, à la grande joie des petits-enfants.
Et quand le marché du village a réouvert, j’ai pu y trouver de nouveaux plaids colorés pour notre carré. 



​Le Capitaine, pour sa part, outre suivre plusieurs webinars, s’est affairé sur des missions plus techniques changer un évent de réservoir cassé, les sangles du lazzy bag qui retient la Grand Voile sur la bôme, assécher les fonds du bateau, nettoyer les écoutes de focs et des lignes de vie, épissure, entretien de SA machine à coudre ;-) pour ensuite faire un nouveau harnais pour le moteur, une petite réparation sur le bimini, agrandir le sac qui contient tous les panneaux de notre tente de cockpit lorsqu’on les enlève, changer une sangle sous-cutale sur un harnais de sauvetage ! Doué mon Capitaine, n’est-ce-pas ?! C’est un héros… chut ;-) 
Sans compter les petits aléas et pannes du quotidien que ce soit sur le bateau ou sur nos objets usuels, comme “à la maison”, et l’administratif des douanes, pour valider le changement de propriétaire, puisque Cybèle est enfin devenue notre propriété après 8 ans de LOA ! Champagne ! 
Mais si la liste est déjà longue, ne croyez pas que ce soit fini. Le meilleur reste à venir...





L'entretien de la dérive qui coinçait a permis de découvrir un problème beaucoup plus important et urgent à résoudre. Le vérin était tordu et ne relevait plus entièrement la dérive !

Donc échouage impossible, et nous ne connaissions plus notre tirant d’eau… Ce sera notre première mission dès la réouverture à la navigation !
 







Le confinement du bateau a duré une semaine de plus qu’à terre. Le temps que les différentes administrations se mettent d’accord sur les droits des plaisanciers... 

Nous avons profité de cette semaine supplémentaire pour élargir nos balades sur l’île et pour faire entretenir nos vélos ! Eux aussi ont droit à leur entretien annuel. C’est comme cela qu’ils résistent depuis 10 ans à leur vie maritime.





Enfin, la délivrance, et nous avons franchi ces portes du port,
​que nous avions vues s’ouvrir et se fermer 2 fois par jour pendant 2 mois. 




Dès la sortie, au lieu de La Rochelle, cap sur Les Sables d’Olonne pour faire réparer notre dérive par le chantier constructeur de notre OVNI, Alubat. Heureusement le port se situait dans notre périmètre de navigation (alors de 50 miles nautiques, l’équivalent des 100 km à terre), et qui plus est, se trouve être le port d’immatriculation de Cybèle. 
 

Et voilà Cybèle à terre pour une grosse semaine… Sous une chaleur printanière, plus que torride et trop pour nous, habitués à des températures bretonnes, et depuis 6 ans scandinaves… Vérin de dérive, Révision du moteur, Antifouling sur la coque…. Programme total ! 


Comme le carré a été complètement vidé et “éventré”, le puits de dérive se trouve sous la banquette centrale, et que les conditions sanitaires exceptionnelles de cette année nous le recommandaient, nous avons exceptionnellement - et pour la première fois - pris nos quartiers à terre dans un petit studio. 





Le Capitaine est venu tous les jours suivre les soins très professionnels donnés à notre Cybèle, et poursuivre les siens : changement des anodes, achat d’une nouvelle et plus longue chaîne d’ancre pour élargir nos possibilités de mouillage en sécurité, et autres divers entretiens plus faciles à faire à sec. Comme l’ont bien retenu nos petits-enfants, sur un bateau il y a toujours quelque chose à faire ! Et surtout quand le bateau fête ses 10 ans…
Moi j’en ai profité pour découvrir un peu le joli centre-ville des Sables d’Olonne.



Enfin prêts à repartir, je vous passe les aléas et faux départ, on repart au Sud ! Direction le Fiers d’Ars à nouveau ! Cette fois nous prenons notre temps, et pouvons enfin profiter du beau mouillage à échouage du banc de la Patache.

Nous y retrouvons 2 autres OVNI. Amusant, le même modèle et son évolution ; un 435, 445 (Cybèle) et le tout nouveau 450 de nos nouveaux amis Marlène et Gilles. La photo s’imposait… 


C’était notre premier échouage dans le Fiers - cette région n’étant pas dans nos zones de navigation habituelles - mais nous y reviendrons plusieurs fois au cours de l’été, entre les escales techniques ou familiales à La Rochelle. C’est un bel endroit, à l’abri de la foule qui était au rendez-vous sur l'île. 





À partir de là et jusqu’à début août nous ferons une pause dans les travaux, d’une part pour réserver du temps à des petits-enfants, d’autre part, parce que les professionnels ont eu un programme chargé après le confinement. 
Alors en juin et juillet, nous avons navigué entre La Rochelle et Les Glénan, avec quelques moussaillons voire équipiers à bord. Hélas sans les câlins...
Notre nouvelle escale technique s’est faite fin juillet début août, à La Rochelle, sous la nouvelle canicule ! Nous avions enfin reçu notre nouveau chauffage, là aussi après des aléas et retards de commande et de transport… et notre professionnel - nouvellement à son compte - pouvait enfin nous consacrer du temps, sur 2 samedis… Nous avons ajouté un chauffage à air pulsé, de marque russe, qui nous donnera un peu d’air chaud lorsque nous naviguerons sous voiles.

Entre temps et en plus, le capitaine a continué les travaux à bord : remise en place par Gwen Marine de notre hélice Maxprop qui avait été démontée aux Sables en juin et entièrement révisée par les bons soins de Seaview Progress. Avancement sur la pose du chauffage pour gagner du temps au pro. Réparation du feu de hune. Changement du hublot tribord de notre cabine ! Enlèvement et remise en place de l’évier de cuisine sans fuite. Entretien et changement de pièce sur le groupe électrogène. Un peu de nettoyage sur les pare-battages pour un semblant de propreté vite effacée… 




Enfin parés à naviguer à nouveau sous de fraîches latitudes, et après une dernière escale à l’échouage dans le Fiers d’Ars, nous reprenons la route vers la Bretagne et le Golfe du Morbihan. Pour échapper aux nombreux bateaux qui profitent encore de la fin de saison, nous privilégions le petit et charmant port du Bono, puis les mouillages du Golfe et autour des îles à l’extérieur. 




La météo était magnifique tout l'été et les baignades rafraîchissantes. Ceci ne nous a pas empêché d’apprécier notre fermeture de cockpit et surtout sa modularité. C’est la clef de son succès. Nous avons successivement et alternativement retiré des panneaux latéraux, la vitre centrale de la capote, la jonction entre capote et bimini, fermé les rideaux intérieurs sur les vitrages, pour avoir de l’ombre et faire circuler l’air frais. Nous pouvions remettre un ou plusieurs panneaux pour simplement couper le vent. Et sous la canicule, nous avons en toute hâte eu recours aux pare-soleils NV qui se fixent facilement sur le bimini et les filières, et qui m’ont permis de travailler à la “fraîche” dans le cockpit. 

Le tout ponctué de rencontres au gré des pontons ou mouillages, mais très sages pour respecter les mesures barrières. Cette saison aura décidément été différente. Moins de visites impromptues à bord. 4 à 5 personnes - nous inclues - et uniquement dans notre cockpit à l’extérieur. Ça change de nos habitudes et ternit un peu notre vie à bord. Mais nous allons bien et restons très privilégiés, donc nous ne nous plaignons pas. 
​L’hiver sera encore en France, en espérant pouvoir repartir au printemps prochain, mais pour l’instant, comme annoncé au début, nous avons fini par craquer et faire un saut en Espagne pour un court séjour. Cybèle avait besoin de se dégourdir les voiles ! 44 h de traversée du Golfe de Gascogne, et nous sommes arrivés à Santander. Nous découvrons la côte Nord Espagnole, sous la tempête aussi, et serons de retour très vite pour un nouvel hivernage nomade en France.



Au plaisir de vous lire - voire vous rencontrer - si vous nous retrouvez sur une de nos escales. 
Vous pouvez toujours nous suivre sur notre blog : Les voyages de Cybèle, ou dans notre groupe éponyme sur Facebook. 
 
À bientôt !
Valérie et François
43 ans Séparateur d'Expérience
1er Séparateur Pionnier & Concepteur
Capote et Bimini
100 % Séparateur Fabrication
française
600 Séparateur Nouveautés par an
6500 Séparateur Références