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Cybèle 17 - Saison 2019
De la Norvège à la Bretagne…

Valérie Viel & François Dupuis


​Hello from Cybèle 17 !!

 
Et nous voici mi-octobre. Sur la côte bretonne. 

En passant par le Royaume-Uni et toujours au chaud et au sec !
Je vous raconte tout de suite nos deux mois d'été. 






Nous vous avions raconté notre début de saison, entre les Lofoten et la côte du Helgeland en Norvège, dans notre premier billet de la saison mi-juillet. Comme prévu, nous sommes descendus très doucement, de petites étapes en petites étapes, de mouillages en petits ports, jusqu’à Trondheim. 
Après plusieurs tentatives écourtées début juillet, la chaleur a finalement fait son apparition fin juillet pendant une grosse dizaine de jours, avec des températures très élevées, autour des 30°. Juste pendant le séjour de notre amie Edith à notre bord ! C’était parfait et l’occasion de délicieuses baignades au mouillage. 
 
Enfin venu aussi le moment de naviguer presque à découvert, puisque les températures et le soleil étaient tels que nous avons conservé le bimini et même fermé les ouvertures de celui-ci pour donner un peu de fraîcheur dessous ! Je rappelle que notre Capitaine ne supporte absolument pas les températures supérieures à 20°… L’occasion de retirer une partie des vitrages de la capote au-dessus de la descente et bien entendu la partie “raccord” entre capote et bimini, pour laisser passer l’air. Une combinaison idéale pour profiter de la chaleur tout en restant à l’abri des rayons nocifs du soleil, surtout en mer. 
Escale à Trondheim fin juillet.  Cette ville - ancienne capitale de la Norvège - nous a immédiatement conquis.
Un coeur de ville ancien et animé autour de la Cathédrale de Nidaros. Terminée en 1300, elle abrite le tombeau du roi Olav, devenu St Olav. Elle est le but de très nombreux pèlerinages à travers l'Europe, et l’occasion d’un festival annuel au cours duquel nous sommes arrivés. 

Le coeur de ville c’est aussi bien entendu LA carte postale de Trondheim avec ses maisons anciennes le long de la rivière Nidelva, ancien quartier des pêcheurs qui abrite aujourd’hui de nombreux cafés et restaurants bohèmes, et le long du canal Fosenkaia qui accueille aussi une petite marina. 
Le coeur de ville, c’est encore Solsiden - ancien quartier rénové des docks devenu un quartier animé par de très nombreux restaurants en terrasse, hôtels et centre commerciaux au pied d’immeubles luxueux ultra-modernes.
Le tout étant l’occasion d’une jolie promenade à pied depuis le port de la ville où nous étions abrités, au pied d’un hôtel à l’architecture étonnante, d’un musée de la musique rock, de nombreux immeubles de bureaux et derrière les gares ferroviaires, routières et maritimes. Bref, un lieu idéal pour partir à la découverte de la ville et de la région. 



Ce que nous avons fait, puisque dès notre arrivée, nous sommes partis en excursion jusqu’à Rorøs, célèbre petite ville minière à une centaine de km de Trondheim. Rorøs et sa circonférence sont classées au Patrimoine Mondial de l’Humanité de l’UNESCO, sur la base de son architecture en bois préservée et des importantes activités minière et agricole de la ville et alentours. Aujourd’hui elle tire son activité majoritairement du tourisme pour profiter de son cadre enchanteur sous la neige et de son immense domaine de ski de fond et autres activités aux alentours, malgré des températures hivernales qui en font une des villes les plus froides du monde ! De très nombreux produits locaux sont proposés aux visiteurs et distribués dans tout le pays. Retour par la superbe vallée de Tydal, qui nous a permis de traverser des paysages variés en petite montagne et d’admirer quelques rennes en liberté, à quelques kilomètres seulement de la frontière suédoise. 
 
Enfin, Trondheim a été, pour le Capitaine mélomane, l’occasion d’une expérience unique, lors de notre visite du Musée National norvégien de la musique, Ringve, situé un peu à l’écart du centre ville. Un voyage à travers les époques musicales, avec une visite du manoir ponctuée d’interludes musicaux par la guide, sur des pianos de chacune des époques évoquées.

Depuis Trondheim, à nouveau couverts, car les températures ont chuté brusquement d’un jour à l’autre, et en quelques belles escales toujours sélectionnées parmi nos recommandations, nous avons rejoint Ålesund, la ville Art Nouveau. Ainsi nommée car reconstruite après l’incendie de 1904 dans le style Art Nouveau. Nous nous y étions déjà arrêtés et l’avions visitée, il y a 2 ans, lors de notre montée vers le Nord. Depuis cette ville, nous y avions aussi fait une excursion à la journée, jusqu’au célèbre fjord Geiranger, lui aussi classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Un souvenir inoubliable. Cette fois, l’escale m’a permis de rejoindre la France d’un "coup d’aile” pour aller embrasser ma toute nouvelle née petite-fille, pendant que le Capitaine découvrait de jolis petits ports alentours en solo. 

Ålesund était aussi notre point de décision pour la suite de notre voyage et le lieu de notre hivernage. Difficile de choisir, et de quitter cette belle Norvège, mais - comme il en est souvent le cas - la vie nous a aidé à choisir, lorsque le port qui devait nous accueillir pour l’hiver dans le fjord d’Oslo, nous a finalement informés qu’ils n’accueillent désormais plus de résidents à bord des bateaux pendant l’hiver… Il faut toujours avoir une autre solution. Nous l’avions. La décision a été prise alors, nous étions mi-août, de rentrer en France pour un hiver - chez nous - mais proche de notre famille et de nos amis. 
 
La route envisagée était une traversée vers les Shetlands depuis le plus point le plus proche de la côte norvégienne, et le plus à “l’horizontale” vers l’Ouest possible, car les vents de Sud étaient alors constants et sans modification à l’horizon des prévisions, et notre Cybèle n’est pas au meilleur de ses performances au près.  Puis descente tranquille - tout en saisissant chaque opportunité de fenêtre météo possible - le long des îles Orkneys, Hébrides, Ecosse  de l’Ouest, Mer d’Irlande… Mais comme toujours la météo décide. 
 
Nous avons pu rallier - hélas, beaucoup au moteur et bout au vent - le port de Fedje, en une petite semaine, après un passage houleux du cap de Stad, tant redouté par les marins depuis tous temps (les Vikings n’hésitaient pas à passer par la terre en portant leurs bateaux, et un projet de tunnel y est actuellement en cours…) et quelques jolies escales encore. 
 
On remise alors nos vélos dans notre cabine “stockage”, on prépare la cabine arrière plus confortable pour y dormir en navigation, on plie l’annexe et dégage le pont… Et vogue Cybèle !




​Enfin, première traversée de 170 miles nautiques entre Fedje et l’île de Fetlar aux Shetlands, en un peu plus de 24h, en slalomant à travers les plate-formes. 
Nous avons rejoint Lerwick au Sud - la capitale des Shetlands - 2 jours plus tard, ou plutôt de nuit, profitant de la seule fenêtre de vents d’Ouest entre 21h et 5h du matin… 
Là, retrouvailles entre voiliers francophones, croisant leurs routes entre le Spitzberg, l’Islande , l’Ecosse, et la Norvège. Il a été bien agréable de retrouver le plaisir des soirées de discussions après 2 mois de navigation très “solitaires”. 






​Après nouvelle étude météo, nous avons décidé de changer nos plans et de suivre nos amis, sur une route à l’Est du Royaume Uni, la météo en mer d’Irlande annonçant de sévères dépressions les unes après les autres… Et ce fut le bon choix.
Nouvelle traversée entre Lerwick et Perterhead au NE de l’Ecosse. 170 miles en 25 heures, on a bien filé !!
 
Nouvelle escale de 3 jours le temps de laisser passer le mauvais temps. Nous en avons profité pour rafraîchir nos chevelures ! Eh oui, il y a une vie à bord d’un bateau ! 



Et à un moment, il faut bien repartir. Ne pas attendre des jours meilleurs, mais choisir les moins mauvais pour passer en sécurité et confortablement. Nous avons un bon bateau, l’équipage tient le coup, alors nous voilà repartis à la suite de nos amis, malgré une première nuit qui s’annonçait difficile… 
Objectif : la pointe Sud Est de l’Angleterre. Nous avions repéré quelques ports d’abri possibles, mais finalement, après une première nuit qui s’est confirmée difficile, rafales jusqu’à 38 noeuds, bien sûr 3 ris dans la GV et trinquette sortie, la suite a été tout à fait maniable. Un nouveau changement de cap à la hauteur de la pointe la plus à l’Est de l’Angleterre, car la mer était vraiment difficile (les fonds sont très hauts dans cette région), pour passer l’embouchure de la Tamise très à l’extérieur, nous a permis de trouver une mer bien plus calme, et aussi beaucoup moins de trafic de cargos. Encore un bon choix du Capitaine. Nous avions rallongé un peu la route initiale prévue près de la côte, mais malgré tout, nous nous sommes présentés encore trop tôt et de nuit, à l’entrée du chenal du port de Ramsgate où nous pensions nous arrêter. Nous étions en bonne forme après 3 nuits en mer déjà, et surtout les vents nous étaient toujours favorables, alors il ne fallait pas les laisser passer. Dans cette région, les vents de SO sont beaucoup plus fréquents que ceux de secteur Nord. Alors nous avons laissé Cybèle filer jusqu’à la belle marina Sovereign de Eastbourne. 511 miles en 3 jours/nuits + 6 heures. Belle descente tout schuss !!!! De belles sensations, bonne vitesse, l’équipage est fier de Cybèle et de lui-même ! Pour nous, c’était aussi notre record et en longueur et à deux seulement, car nos traversées vers le Svalbard en 2018 s’étaient non seulement faites avec un 3ème équipier, mais aussi sur une distance maximale de 435 miles sans escale. 
Et bien sûr le tout sous notre cabriolet, bien fermé ! Au sec et au chaud. Quel confort et quelle sécurité pendant ces passages pourtant ventés (jusqu’à 38 noeuds) et humides !  





 
Changement de décor radical en Angleterre ! fini les petits ports où nous étions seuls ou presque, et surtout les tarifs à 10, 15€ …. Le dépaysement est total ! Mais c’est bon de se sentir presque “à la maison”. 

Encore une longue étape dès le lendemain et nous voilà dans les ports de la célèbre île de Wight - la Mecque de la voile.





Nous avons sillonné le Solent et ses trésors, après avoir pu identifier les mouillages et ports accessibles en prix. Encore une chance d’avoir un dériveur intégral qui peut échouer. Nous avons pris le temps de revoir de nombreux amis navigateurs et anciens, que l'âge a fait raccrocher.
Entre temps, les vents ont tourné à nouveau et nous ont obligés à attendre patiemment à l'ancre et à l'abri de la magnifique Newton Creek – réserve naturelle - que nous puissions reprendre notre route. La pluie était revenue, mais pffff ! la pluie, quelle pluie ? nous restons au sec...

Enfin, les vents ont viré au Nord, juste quelques heures, suffisantes pour nous laisser passer et nous n'avons pas attendu notre reste. Nous avons filé vers la Bretagne et …. la suite dans quelques semaines pour vous raconter un hiver nomade le long des côtes Atlantique...



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